Le soulagement toxique inavouable de voir un ami aller mal aussi
Par Illusion le 22 février 2026
Je me sens comme le dernier des monstres. Quand un ami m'avoue qu'il va mal, qu'il a raté un contrôle, ou qu'il pleure, je le soutiens sincèrement en surface. Mais au fond de moi, dans les tripes, il y a une étincelle de soulagement. Une joie malsaine. 'Je ne suis pas le seul à être un raté'. Ça me déculpabilise de ma propre médiocrité. L'envie de tirer les autres vers le bas pour se sentir moins seul dans le gouffre. Suis-je un sociopathe narcissique ?
Réponses
LarmesDePluie - 22/02/2026
Non, tu es juste extrêmement isolé. Le cerveau cherche la connexion. 'Misery loves company' (la misère aime la compagnie), c'est profondément humain.
Luna_Eclipse - 22/02/2026
J'ai ressenti ça. C'est pas qu'on veut du mal aux autres, c'est qu'on veut juste ne plus être l'exception brisée au milieu des gens parfaits.
Nox_Aeterna - 22/02/2026
Le fait que ça te culpabilise prouve que tu n'es pas un sociopathe (qui n'aurait aucun remord). La honte est la preuve de ton empathie.
RegardDansLeVide - 22/02/2026
Cette solidarité du désespoir... On crée des relations basées sur la souffrance partagée. Mais attention, c'est instable comme fondation amicale.
Akihiro - 22/02/2026
C'est normal d'être rassuré de voir que la douleur est universelle et pas un défaut exclusif à ton cerveau. Pardonne-toi cette pensée.