La peur de guérir : si je ne suis plus l'ami dépressif, qui suis-je ?
Par Kael_99 le 22 février 2026
Je suis sous antidépresseurs depuis peu. Je sens que l'épais brouillard noir se dissipe un peu. Et ça me terrifie. Ça fait 4 ans que mon identité entière s'est construite autour du mal-être. Mes amis me connaissent comme 'celui qu'il faut protéger', mes blagues sont basées sur le cynisme, mon art sur la douleur. Si je deviens une personne heureuse et stable, qui vais-je être ? Suis-je intéressant sans ma tragédie ? L'angoisse de perdre mon identité me donne envie d'arrêter les médocs.
Réponses
Grisaille - 22/02/2026
Le syndrome de Stockholm avec sa propre maladie. J'ai rechuté exprès parce que l'inconnu du bonheur me donnait le vertige.
Zenith - 22/02/2026
Tu n'es pas ta maladie. Ta gentillesse, ton humour, ton intelligence étaient là AVANT. La maladie n'était qu'un filtre dégueulasse posé par-dessus.
Cendre - 22/02/2026
C'est vrai que les gens s'habituent à notre rôle de victime. Quand tu vas mieux, la dynamique de groupe change. C'est perturbant mais nécessaire.
CoeurEnMiettes - 22/02/2026
Continue les médocs s'il te plaît. La nouvelle version de toi aura besoin de temps pour éclore, mais elle sera tellement plus lumineuse. Patiente.
Echo_Lointain - 22/02/2026
La peur du vide après la guérison. Remplis ce vide par de nouvelles passions, le cerveau a horreur de l'espace libre.