La dissociation comme moyen de survie lors d'engueulades familiales
Par Zenith le 23 février 2026
Quand les cris commencent dans le salon entre mes parents, un mécanisme automatique s'active. Le volume des voix baisse dans ma tête. Ma vision devient floue, je fixe un point sur le mur (une tache, une vis) et je quitte mon corps. Je me réfugie dans un espace blanc, vide, sans émotion. Mon corps reste là, mais mon 'moi' est parti loin pour ne pas encaisser la violence verbale. Le retour à la réalité, des heures plus tard, est d'une lourdeur écrasante. Suis-je cassé ?
Réponses
Anonyme_X - 23/02/2026
C'est le mode 'freeze' (figement) et dissociation traumatique. Le cerveau animal fait le mort face au prédateur/danger. C'est un instinct de survie bluffant.
Blue_Sky - 23/02/2026
Je connais cette salle d'attente mentale. Le cerveau coupe les fusibles émotionnels pour que l'âme n'explose pas. Tu n'es pas cassé, tu survis.
BruitDeFond - 24/02/2026
Le truc vicieux c'est qu'on finit par faire ça même pour les petits stress normaux, et on se déconnecte de toute la vie émotionnelle...
Solitude_H24 - 24/02/2026
Si tu peux, mets des écouteurs avec de la pluie forte à la seconde où ça commence. Bloque l'entrée sonore du trauma.
PlumeCachée - 24/02/2026
L'épuisement qui suit cette 'déconnexion' est dingue. On a l'impression d'avoir soulevé des montagnes alors qu'on était juste assis.